Le vélo : c’est ne pas en faire qui est dangereux. Pourquoi ?

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Le tandem vélo et santé : fondamental. Voir aussi notre article : les 4 conseils essentiels pour pédaler en sécurité en ville.

Des ravages du manque d’activité physique, de la sédentarité (le corps humain n’est pas prévu pour ça) , voire du surpoids dans nos sociétés, globalement, nous ne pédalons ni ne marchons pas assez, et notre corps en souffre : notre cœur est un muscle, qui peut s’étioler. C’est là l’intérêt des « modes actifs », les bien-nommés (ex « circulations douces »). Faire du vélo permet aussi à votre corps de secréter des endorphines (voir le parallèle avec la morphine, rien que ça), et donc d’augmenter votre bien-être.

Oui mais que recommande l’OMS ? (Organisation Mondiale de la Santé)

« Afin d’améliorer [l’] endurance [des adultes] cardio respiratoire, leur état musculaire et osseux, et réduire le risque de maladies non transmissibles et de dépression » [ils] « devraient pratiquer par semaine 150 minutes (et idéalement 300 minutes) d’activité d’endurance modérée [ou la moitié de cette durée en activité physique soutenue] »

Pourquoi ? Pour que les adultes :

  • « [aient] un plus faible taux de mortalité toutes causes confondues, cardiopathies coronariennes, hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral, diabète de type 2, syndrome métabolique, cancer du colon ou du sein, et dépression;
  • [aient]  vraisemblablement moins de risque de fracture de la hanche ou vertébrale;
  • [aient]  une plus grande capacité cardiorespiratoire et musculaire;
  • [aient]  plus tendance à maintenir leur poids, à avoir une masse corporelle et une répartition des tissus plus saines. »

Vidéo d’Allo docteurs.

Les bénéfices et les risques de la pratique du vélo – Evaluation en Île-de-France : l’étude en question.

« L’Observatoire régional de santé Île-de-France publie une étude qui évalue les bénéfices et les risques sanitaires d’une augmentation de la pratique du vélo en Île-de-France, à l’horizon 2020. C’est la première étude en France qui intègre une large gamme d’impacts sanitaires, à partir des résultats de la recherche internationale appliqués à un territoire donné.

Ce travail a été effectué sur la base de scénarios partagés avec les décideurs (Ville de Paris, Région Ile-de-France, Conseils généraux, STIF), portant sur l’augmentation de la part modale du vélo et sur les reports envisageables provenant des différentes catégories d’usagers de transports.

Une évaluation des différents impacts possibles a été réalisée
Bénéfices individuels : effets positifs sur la santé de l’activité physique, baisse du stress lié aux transports motorisés
Bénéfices collectifs : baisse de la pollution atmosphérique, baisse du bruit, baisse de l’accidentologie causée par les voitures, baisse des gaz à effet de serre
Risques individuels : hausse de l’accidentologie des cyclistes, exposition à la pollution atmosphérique,
Risques collectifs : hausse de l’accidentologie causée par les cyclistes

Les résultats montrent [dans cette comparaison Avantages / Inconvénients]

Des bénéfices sur la santé de la pratique du vélo largement supérieurs aux risques : avec un doublement de la pratique du vélo en Île-de-France en 2020 (soit 4% de l’ensemble des déplacements), les bénéfices en termes de mortalité d’une augmentation de la pratique du vélo en Île-de-France seraient 20 fois plus élevés que les risques.

Un ratio bénéfices/risques particulièrement élevé grâce aux bénéfices de l’activité physique liée à la pratique du vélo, et qui s’avère plus important au fur et à mesure que l’on s’éloigne du cœur de l’agglomération parisienne.

– Une hausse de la pratique qui n’implique pas une hausse de l’accidentologie dans les mêmes proportions et qui, avec un fort report d’automobilistes vers le vélo, peut même s’accompagner d’une baisse de l’accidentologie globale.

– Un impact sur la pollution de l’air et sur le bruit positif mais relativement faible, toutefois potentiellement plus important si la hausse de la pratique du vélo s’accompagne de politiques ambitieuses de réduction de la vitesse et de la circulation en ville.

– Enfin, un risque d’exposition à la pollution atmosphérique des cyclistes plus élevé que le risque d’accidentologie. Ces résultats sont dus à un niveau de pollution particulièrement important en Île-de-France. Cependant, l’exposition du cycliste diminue à mesure que la place du vélo dans la ville s’écarte de la circulation.

Cette étude, qui montre que les bénéfices sur la santé de la pratique du vélo sont largement sous-estimés par rapport aux risques, en particulier d’accidentologie, va permettre ainsi de guider les politiques de promotion du vélo et plus largement des « mobilités actives », nationales ou locales. Elle est diffusée à l’occasion de la semaine européenne de la mobilité (du 16 au 22 septembre 2012). Sa méthodologie peut être appliquée à d’autres secteurs géographiques. »

 Aller + loin :

 

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