Un adhérent nous écrit : « Grève du respect ? » Cyclistes, balayons devant notre porte

« Grève du respect ?

Un constat que je souhaitais partager : avec la grève, le nombre de cyclistes a considérablement augmenté. C’est bien. Mais on n’a pas récupéré que des lumières !

Certains vous foncent dessus, font fi des règles du code de la route, arrivent en contresens à tout allure, violent allègrement les feux aux endroits les plus dangereux, roulent sans feux (ou inversement avec les phares d’un camion) …

Bref, les petites incivilités habituelles (certains – hélas ! – n’ont pas attendu la grève pour s’y adonner), mais dont les effets et la dangerosité sont amplifiées x10.

En deux jours, j’ai ainsi déjà assisté à deux chutes (en passant, dans les deux cas, des coudières/protège-poignets/gants auraient sans doute été plus utiles qu’un casque…) : l’une causée par une incivilité (bah oui, le cycliste en face, qui roulait sur la voie qui lui était dévolu, n’a pas évité l’ab[…]ti qui arrivait en contre-sens…) ; l’autre par un mauvais équipement (par temps de pluie, le poncho a ses avantages, mais surtout ses défauts, que Danny Boon a fort justement illustré dans l’un de ses sketchs… Merci, Danny, pour votre contribution !)

Alors mesdames, messieurs, quelques règles à respecter :

 

  • Quitte à vous équiper en professionnel de la SANEF, avec gilet jaune et casque de chantier, respectez les feux ! Votre déguisement ne donne pas des superpouvoirs d’évitement à l’automobiliste (ou au cycliste) qui vous arrive dessus et, il faut le dire, sauf à avoir un casque de moto couplé d’un corset, la plupart du temps, il ne vous sera pas d’une grande utilité. A tout le moins, quand vous traversez et si le petit bonhomme est rouge, pensez à vérifier si un véhicule n’arrive pas de derrière et ne s’apprête pas à tourner à droite (s’il est vert, vous serez dans vos droits, mais ça peut quand même vous sauvez la peau… plus que ce fameux casquelet).
  • Circulez dans le couloir et suivez le trajet qui vous sont dévolus ; ou si cela vous est rendu difficile par la configuration des lieux (merci au petit gars du département qui a pensé, en amont du pont de Charenton, qu’un détour par une côte à 25% ne représentait aucun problème pour les usagers de la petite reine…), respectez au moins les droits de celui qui arrive en face et roulez doucement.
  • Au démarrage, inutile de chercher à doubler tout le monde. Attendez votre tour et doublez en vitesse de croisière, quand vous le pouvez, en veillant à ne pas vous rabattre brusquement. Oui, je sais, le p’tit gars du département n’a pas prévu qu’en vélo aussi on pouvait vouloir doubler l’usager de devant…

 

    • Souvenez que vous êtes un usager de la voie publique qui a les mêmes droits et devoirs qu’un autre (ni plus, ni moins) : tenez-votre place et ne serrez pas trop sur la droite ; vous éviterez ainsi les portières qui s’ouvrent inopinément ou les branches sur les pistes mal entretenues (comme la D6 à Maisons-Alfort…). Idem, dans les rues étroites, ayez toujours ce proverbe de Charlemagne en tête : « mieux vaut un automobiliste énervé qu’un cycliste dans le fossé » ; autrement dit, inutile de laisser de la place pour doubler s’il n’y en a pas.
    • A contrario, si vous roulez lentement, que la place ne manque pas et que quelqu’un vous talonne – cycliste ou automobiliste – soyez gentil et laissez-lui un peu d’espace pour vous doubler, en le signalant explicitement avec votre bras en mouvement, puis en reprenant votre place progressivement après avoir signalé votre trajectoire à venir

 

  • L’avantage du vélo, c’est que l’on est pas enfermé dans un habitacle : n’hésitez pas à rappeler aimablement aux indélicats qu’ils ne jouent pas dans la cinquième édition de Mad Max ; l’éducation aussi c’est collaboratif.
  • Du bon usage de la sonnette :
    • la sonnette, c’est bien, mais bien en amont, pas au dernier moment.
    • Sauf mauvaise intention manifeste, veillez avant tout à utiliser des mots comme « pardon » «merci » et « excusez-moi », surtout à l’égard des piétons si vous êtes sur une bande sur trottoir (merci au petit gars du département qui a imaginé que le piéton moyen se contenterait d’une bande de 60 cm là ou l’automobilistes dispose, lui, d’une quarantaine de mètres).
    • Si vous êtes sur un trottoir non équipé… Bah vous n’êtes pas censé y être. Oui, je sais, le département/la commune n’a pas prévu de piste à cet endroit super-dangereux… Bon, faites au moins profil bas et évitez de reporter le danger/la peur (oui, c’est très subjectif tout ça) sur le piéton. Le « je suis désolé » est de mise….
  • Quand on tourne, on l’indique avec son bras, et pas au dernier moment au risque de le perdre et/ou de faire chuter celui qui voulait vous doubler.
  • Côté équipement, éviter les habits trop amples. En cas de forte pluie, pensez au pantalon de K-way (15 euros à tout casser) : il vous protègera plus et vous gardera (peut-être) au sec en cas de chute.

 

Un adhérent, cycliste quotidien. »

Merci à cet adhérent pour sa sollicitude. À noter, les villes qui

  • suppriment les feux pour les vélos en les transformant par des cédez le passage au feu
  • et remplacent la (quasi) totalité des sens uniques par des doubles sens cyclables, règlement une partie du problème, en plus d’apporter de la fluidité, du confort et de la sécurité de tous (moins d’angles morts de poids lourds et plus de co-visbilité, et oui), vidéo extraite de Sceaux (92) :

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