10 idées reçues à revoir sur le vélo en Île de France

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10 idées reçues à revoir sur le vélo en Île de France

 

  1. Le vélo c’est dépassé

Selon les sources officielles (enquête Île de France Mobilités 2019) le vélo est le mode de transport qui a le plus progressé en Île-de-France entre 2008 et 2018 (+30%) avec 850 000 déplacements par jour tandis que la part modale de la voiture diminuait (-5%). De nombreux employeurs versent des indemnités kilométriques vélo à leurs employés qui l’utilisent pour leurs trajets domicile-travail : gain de place autour du travail, salariés en meilleure santé et moins absents selon les études sur le sujet.

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Source :

      2. Le vélo c’est lent

Les franciliens consacrent en moyenne 1h30 par jour à leurs déplacements et font en moyenne 18 km par jour, soit une vitesse moyenne de 12 km/h tous modes confondus (voiture, transports en commun, marche, vélo). À vélo c’est une vitesse moyenne tout à fait courante. Une vitesse moyenne à vélo entre 15km/h et 20 km/h selon les profils et les itinéraires est monnaie courante en Ile de France (exemples en vidéo entre le Val de Marne et Paris). Parce qu’on peut emprunter des itinéraires directs et moins encombrés (double sens cyclables, pistes cyclables) et qu’on peut se garer sans perte de temps, on va souvent aussi vite si ce n’est plus à vélo qu’en voiture en milieu urbain. 

            3. Mes trajets sont trop longs ou trop pentus pour les faire à vélo

Avec un vélo à assistance électrique on peut réaliser des trajets de 10 à 15 km aller plusieurs fois dans la journée. On peut aussi monter de longues côtes avec un effort réduit. Pour les distances plus longues ou dont une partie n’est vraiment pas cyclable, le vélo est aussi un moyen très efficace de rejoindre les transports en commun lourds, qu’ils soient ferrés (RER, métro, transilien, tramway), ou les bus qui ont un couloir réservé, et d’atteindre ainsi la quasi totalité de l’Ile de France. 

          4. Le climat de la région parisienne n’est pas adapté au vélo 

Le vélo est bien plus utilisé dans des pays au climat moins favorable que l’Ile de France (Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Autriche). Le nombre de jours de neige ou de forte pluie est plus faible dans notre région :

          5. L’air de la région parisienne est trop pollué, faire du vélo est mauvais pour la santé

Les premières victimes de la pollution sont plutôt les conducteurs automobiles et leurs passagers dont les voitures restent plus longtemps dans les encombrements, et dont la prise d’air se trouve malheureusement au niveau du pot d’échappement de la voiture précédente, les pistes cyclables étant déjà un peu à l’écart des gaz d’échappement, principale source d’émission de polluants et de gaz à effet de serre en Ile de France. Les enquêtes de santé publique montrent que les cyclistes sont en meilleure santé car la pratique du vélo est une prévention efficace contre le surpoids – qui touche 17% des jeunes en France- et contre les maladies cardio-vasculaires. Lire aussi cette étude de l’ORS de 2012, sans appel, relayée dans cet article, au titre provocateur.

        6. Je ne sais pas faire du vélo ou pas assez bien

Le vélo ça s’apprend, et la vélo école de Créteil et les autres sont là pour vous aider, que votre besoin soit une formation au niveau débutant (cours le samedi matin, éventuellement en semaine sur un terrain protégé), ou un perfectionnement (sorties en ville avec un bénévole, conseil sur le choix d’itinéraires) : demander de l’aide, et carte des itinéraires.

      7. Le vélo c’est dangereux et stressant

Si l’on conduit attentivement en respectant le code de la route, en portant l’équipement nécessaire pour être vu (gilet fluo, éclairage), et en anticipant sa trajectoire et celle des autres, le risque d’accident est très réduit. Il existe maintenant un nombre croissant de pistes cyclables en Ile de France où les cyclistes sont protégés de la circulation automobile. Moins soumis aux aléas (interruption des transports en commun, embouteillages) le vélo permet de maîtriser son temps de trajet mieux qu’en voiture ou en transports en commun : c’est moins stressant. Il s’agit également de bien se positionner, paradoxalement un choix de trajectoire pas trop près du trottoir ou des voitures garées est favorable à la sécurité.

              8. Acheter un vélo c’est trop cher

À qualité équivalente (entrée de gamme ou milieu de gamme) un vélo classique neuf coûte environ vingt fois moins cher qu’une voiture, et trois fois moins cher qu’un vélo à assistance électrique. On n’est d’ailleurs pas obligé d’acheter un vélo : il existe des vélos en libre service (Vélib) ou de vélos en location de longue durée (Véligo location, 20 à 40 euros par mois ) qui n’obligent pas à investir dans l’achat d’un vélo, ainsi que des vélos d’occasion, à partir de 70€ en taille adulte et tout équipé (soit un plein d’essence). Certaines associations proposent la location, exemple en Val de marne.

            9. Un vélo se vole facilement, tombe souvent en panne, coûte cher à réparer

Avec un antivol de bonne qualité, un vélo dont le cadre est accroché à un obstacle fixe (arceaux) se fait rarement voler : quelques conseils simples. Les crevaisons sont devenues très rares grâce aux pneus renforcés : en savoir plus, à condition de regonfler le vélo au moins 2 fois / mois à la bonne pression, entre 3 et 4 bars pour la majorité des pneus (regarder sur le pneu). Enfin, le vélo est un engin suffisamment simple pour qu’on puisse faire l’essentiel de l’entretien soi-même (lubrification, freins, pneus, éclairage), ou aidé : voir la carte des ateliers vélos, et il revient beaucoup moins cher qu’une voiture à l’entretien. 

             10. Le vélo ne me permet pas d’emporter du matériel, de faire des courses ou d’emmener mes enfants

Avec un vélo muni de sacoches

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Vélo d’une de nos adhérentes

ou spécialement conçu (vélo cargo à assistance électrique) on conserve l’essentiel des avantages du vélo (maniabilité, vitesse moyenne, facilité pour se garer) tout en emportant des charges tout à fait significatives (jusque vers 30-40 kg, voire plus). 

Pour les enfants en bas âge, un vélo permet d’emmener un enfant sur le porte-bagage ou deux enfants pour un vélo cargo spécialement conçu. Les enfants plus âgés peuvent se grouper pour aller à l’école ensemble à vélo sous la direction d’un adulte et devenir autonomes plus rapidement : système de vélobus.

Alors, on essaie quand ? 🙂

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